Lina Kacyem
9 minutes

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In our previous newsletter, we explored the structural reasons why Francophone African startups and SMEs rarely go public, citing the role played by local stock exchanges such as the Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), the unified stock exchange of eight West African countries [ essential reading ]. To further this conversation, I met this week with Corinne Houmou Ormon, director of the BRVM's national representation office (ANB) in Côte d'Ivoire.
In a detailed presentation followed by a discussion, Ormon outlined the successes, disappointments, internal frictions, and external obstacles that shape the journey of SMEs toward public procurement in West Africa. The result is a rare and honest glimpse into the reality, beyond political ambitions and theory.
1. A rapidly growing market that is still waiting for SMEs
“The BRVM has grown from a market capitalization of 1 billion CFA francs (US$1.8 million) to 10 billion CFA francs (US$18 million) in 2024. The growth is significant.” Ormon begins by putting the stock exchange’s evolution into context. When the BRVM was created in 1998, its total market capitalization was approximately 1 billion CFA francs (US$1.8 million).
« À la fin de 2024, nous atteindrons 10 milliards de francs CFA (18 millions de dollars). Nous sommes désormais la 5e plus grande bourse d’Afrique », a déclaré Ormon. Le marché de la dette est passé de 20 lignes obligataires à 156, et la bourse dessert désormais huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (WAEMU/UEMOA), représentant une population de plus de 140 millions de personnes.
Le ratio capitalisation boursière/PIB est passé de 9 % en 2012 à plus de 15 % en 2024, grâce à des initiatives stratégiques telles que BRVM TV et des programmes de gouvernance pour les sociétés cotées.
Mais la profondeur du marché ne résout pas à elle seule le problème fondamental : les PME et les start-ups sont encore rarement cotées en bourse.
Le compartiment Croissance : un outil taillé pour les PME, mais encore sous-utilisé
La BRVM a créé trois compartiments distincts : Prestige, Principal et Croissance, ce dernier conçu spécialement pour les PME.
« Nous avons volontairement réduit les critères pour le compartiments Croissance :
L’objectif est clair : ouvrir la porte. Pourtant, les entreprises ne la franchissent pas encore.
L’échec relatif du programme ELITE : “beaucoup de préparation, peu de résultats concrets”
Entre 2018 et 2022, la BRVM s’est associée à la Bourse de Londres (LSE) et à la Bourse de Casablanca (BVC) pour déployer le programme ELITE, une initiative de préparation de deux ans destinée à préparer les PME à leur introduction en bourse.
« Nous avons formé trois cohortes d’une dizaine d’entreprises chacune. Douze entreprises ont obtenu le label ELITE… mais aucune n’est entrée en bourse », a déclaré Ormon.
Une seule entreprise a fait appel au marché obligataire en émettant deux emprunts obligataires. Une autre hésite encore à ouvrir son capital. Il est important de noter que l’ensemble du programme a été entièrement subventionné. Pourtant, le pipeline n’a pas abouti.
Ce qui a fait échouer le programme, ce sont « des obstacles tant internes qu’externes ». Ormon ne cache pas les défis à relever :
« Malheureusement beaucoup d’entrepreneurs ne se sont pas engagés personnellement dans le processus. Ils envoient un représentant, changent d’activité en cours de route ou ne fournissent pas toujours les documents nécessaires. » La préparation à une IPO exige une discipline administrative, financière et stratégique qui reste rare.
« Certaines PME ne comprennent pas que les coûts initiaux sont des investissements pour l’avenir. » Pour bénéfier du marché public, cela vient aussi avec en assumer les étapes pour y arriver, y compris la gouvernance et les couts.
La plupart des PME en Côte d’Ivoire fonctionnent sous la forme de sociétés à responsabilité limitée (SARL), mais leur introduction en bourse nécessite leur conversion en sociétés anonymes (SA), l’ouverture du capital, la mise en place d’un conseil d’administration et l’adoption de mesures de transparence. Pour beaucoup, cela représente un changement culturel et structurel considérable.
« Les boites préfèrent les investissements par les fonds qui eux préfèrent vendre à d’autres fonds, et non en bourse. Cela crée un système fermé d’exits entre investisseurs, sans passer par les marchés publics. »
Certains fonds internationaux préfèrent vendre à des acteurs étrangers plutôt que de tester la liquidité locale.
Autre point sensible : « Les SGI préfèrent travailler sur les grosses émissions obligataires d’État, qui rapportent bien plus. Les projets PME demandent énormément de travail pour de petites commissions. »
Résultat : chaque acteur clé du pipeline a une bonne raison de ne pas pousser la PME vers la bourse.
2. Certaines introductions en bourse sur le BRVM sont florissantes, parfois même de manière spectaculaire
Malgré ces obstacles, l’appétit des investisseurs reste fort. Par exemple :
« Lorsque l’entreprise est crédible, visible et bien valorisée, le marché réagit. » Selon Ormon, les ingrédients d’une introduction en bourse réussie sont les suivants : un discours clair, une forte notoriété de la marque, une gouvernance saine, une valorisation réaliste et une campagne de communication solide. Elle ajoute : « Une start-up comme Djamo susciterait un énorme intérêt sur le BRVM. Elle dispose du produit, de la traction et de la marque. »
Alors, que faut-il changer ?
À la question : qu’est-ce qui doit changer pour que les PME et les startups viennent vraiment en bourse ? Elle nous repond :
« Courtiers, fonds, entrepreneurs, régulateurs : chacun doit y gagner. Aujourd’hui, les incentives ne sont pas alignés. »
A major initiative is underway: “A collaboration with several organizations and partners, such as the African Development Bank (AfDB), the West African Development Bank (BOAD), the International Finance Corporation (IFC), venture capital (VC) firms and private equity (PE) funds to identify ready companies, remove obstacles and co-create an IPO pipeline.”
We discussed the possibility of having ETFs given their diversified exposure to SMEs/startups. "We are preparing a project on this. They will improve liquidity."
Ormon mentions the need to finance the upgrade: legal conversion, auditing, governance, coaching. "The funds could co-finance these steps for their own investments or for other institutions to do so as well."
Conclusion: an equation with several unknowns, but a dynamic that is accelerating
The observation is clear:
The interview with Ormon confirms that the obstacles are not primarily technical or regulatory: they are also, and above all, cultural, incentive-based, and structural. But the foundations are in place, and some signs indicate that the dynamics can change rapidly.
For Ormon, the BRVM will continue its momentum, its work, and its focus on SMEs/startups. The ball is also in the court of entrepreneurs, fund managers, and intermediaries. The first wave of IPOs could very well come from them.
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